Une maison en Normandie
Un film de Laurent Préyale
Chacun d’eux est venu, sans grand enthousiasme, mais mu par « l’espoir de parvenir ensemble à élaborer un projet qui les impliquerait tous : maison de vacances à partager et à gérer entre amis... espace de rassemblement artistique et festif, ferme bio high-tech, centre de remise en forme, placement lucratif immobilier…
Au fil du week-end, ces projets « s’ensablent » les uns après les autres dans une fatigue du désir qui saisit peu à peu les personnages et contamine le langage même, jusqu’à la proposition finale de « mise à plat » de l’édifice ! Une solution spéculative, faute de mieux, faute d’y croire vraiment, faute d’envie de s’investir, de gérer le collectif…
Et pourtant, chacun, selon sa génération, ses origines sociales, son parcours individuel, est en quête « d’autre chose », de rêve d’autres possibles. Il y a ceux qui se réfèrent encore à des credos mythiques ; ceux qui, par fidélité à une tradition, perpétuent des valeurs issues d’un autre temps ; il y a ceux qui ont lâché prise avec les exigences intellectuelles ou éthiques pour se contenter de gérer le présent ou ceux qui se sont réfugiés dans une perception immédiate, émotionnelle et purement ludique. Il y a ceux, enfin, dont l’énergie balbutiante mais authentique préfigure un monde en gestation, où résonne la mélodie encore incertaine du chant des lendemains. Ensemble, ils nous ressemblent, dans leurs élans avortés, leur soif d’exister, leur peur de vivre. Dans ces conditions, de quoi pourraient-ils hériter... ? Et que pourraient-ils encore transmettre ? C’est une question qui nous est posée à tous.
Une maison en Normandie rassemble neuf personnages dans une demeure devenue à la fois le décor et l’enjeu de ce long week-end de début d’été. Chacun des personnages est venu dans cette maison normande sans grand enthousiasme, mais mu par l’espoir de parvenir ensemble à élaborer un projet qui les impliquerait tous : maison de vacances à partager et à gérer entre amis... espace de rassemblement artistique et festif, ferme bio high-tech, centre de remise en forme, placement lucratif immobilier... ? Au fil du week-end, ces projets « s’ensablent » les uns après les autres dans une fatigue du désir qui saisit peu à peu les personnages et contamine le langage même, jusqu’à la proposition finale de « mise à plat » de l’édifice ! Une solution spéculative, faute de mieux, faute d’y croire vraiment, faute d’envie de s’investir, de gérer le collectif... Et pourtant, chacun, selon sa génération, ses origines sociales, son parcours individuel, est en quête « d’autre chose », de rêve d’autres possibles. Il y a ceux qui se réfèrent encore à des credos mythiques ; ceux qui, par fidélité à une tradition, perpétuent des valeurs issues d’un autre temps ; il y a ceux qui ont lâché prise avec les exigences intellectuelles ou éthiques pour se contenter de gérer le présent ou ceux qui se sont réfugiés dans une perception immédiate, émotionnelle et purement ludique. Il y a ceux, enfin, dont l’énergie balbutiante mais authentique préfigure un monde en gestation, où résonne la mélodie encore incertaine du chant des lendemains.
Dans ces conditions, de quoi pourraient-ils hériter... ? Et que pourraient-ils encore transmettre
?
Générique
| Réalisation | Laurent Préyale |
| Image | Daniel CrétoisVincent JorelCharles LienartFrançois VedovelliPascal Tirilly |
| Son | Xavier Palvadeau |
| Montage | Sabine Simtob |
| Auteur du spectacle | Joël Dragutin |
| Mise en scène | Joël Dragutin |
| Comédiens | Marc-Henri BoisseOlivier CollinetXavier-Valery GauthierPauline HuruguenGaël KamilindiMarie KauffmannStéphanie LanierLionel PascalMarc Plas |
CLC Productions
Théâtre 95
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