La femme baobab

La femme baobab

La femme Baobab arrive au bout du monde, regarde autour d’elle et se dit qu’elle
est encore là, qu’elle a bien résisté. Puis elle se rend compte que la résistance ce n’est pas de la liberté, la résistance c’est de la force et que l’utilisation de la force conduit à l’épuisement et à l’amertume. Et au bout du monde, viennent à elle des femmes et des enfants réfugiés, sous ses branches, sous sa peau, pour trouver la paix et l’amour. Alors elle comprend qu’elle n’a pas fini. Que comme le cycle du temps, des arbres, après le bourgeonnement et avant de s’éteindre il y a la transmission. Que transmettons-nous ? Le timbre du corps… La femme baobab
arrive au bout du monde, assoiffée, vidée, persuadée que tout s’arrête là, mais elle doit continuer, reprendre voix, reprendre timbre et dire. Comment dit-on pour la première fois, comment dit-on pour la dernière fois, comment dit-on quand on pensait ne plus avoir à dire. Quelle voix sort du silence de soi. La rencontre des voix comme point de départ du travail. Comment les timbres se rencontrent, comment le corps vibrent des mots dits ? Nous travaillerons sur le chœur parlé. Un chœur de femme faisant vibrer le silence. Et dans cette vibration le corps se réveille et s’anime. Insuffler vie en une respiration commune.

Beaubourg
Tangaro/CLC Productions
Acrobatica Machina

Réalisateur(s) Laurent Préyale
Genre Théâtre
Année 2024
Durée 62 mn
Format 16/9

Bande annonce
Equipe technique

Image Livio Marini, Julien Plasson, Sampiero Raffali, Pierre Ridolfi
Son Anouar Benali
Montage Nicolas Boucher
Mixage Loic Gourbe

Spectacle

Auteur du spectacle Lauriane Goyet
Mise en scène Lauriane Goyet
Comédien(s) Naéma Boudoumi, Romane Brauer, Marie-Paule Franceschetti, Simone Grenier, Lucie Giuntini, Chloé Renaud