Le facteur sonne toujours deux fois
Un film de Laurent Préyale
Il y a quelque chose de langoureux dans cette adaptation de Jean & Alice Curtelin que Daniel Colas va projeter dans les regards éperdus de Laura Presgurvic et Olivier Sitruk afin de visualiser, en quelque sorte, la mémoire kaléidoscopique du 7ème art ayant façonné la mythologie du roman de James M. Cain.
Convoqués au récit d’une tragédie grecque, les personnages y apparaissent dans l’intériorisation de leurs affects sans jamais se départir d’une fierté en accord avec le destin... semblant s’acharner à nourrir successivement des espoirs mensongers qui se plongeraient, à rebours, au coeur de la torture mentale.
Alors se présente l’Amour avec cette majuscule devant laquelle il est impossible de ne pas céder. Franck et Cora la reconnaissent dès le premier regard et n’auront de cesse, à partir de cet instant fondateur, de chercher à créer un sens rédempteur à leur vie jusque-là mal orientée.
En effet, Nick Papadakis le mari (Etienne Chicot), la femme et l’amant sont tous convaincus, au fond d’eux-mêmes, que la situation devrait dégénérer jusqu’à l’extrême afin de pouvoir transgresser leur mal-être respectif.
Générique
| Réalisation | Laurent Préyale |
| Image | Daniel CrétoisCharles LienartCéline MetzgerPascal TirillyFrançois Vedovelli |
| Montage | Pierre Sainteny |
| Auteur du spectacle | James M. Cain |
| Mise en scène | Daniel Colas |
| Comédiens | Etienne ChicotOlivier SitruckLaura PresgurvicYvan VarcoXavier Lafitte |
Lycoprod
Théâtre des Mathurins
Paris capitale