Théâtre

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Le Melon qui

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2017 – 95 mn – 16/9

Une inquiétante organisation, L’Ordre du Melon, a choisi pour emblème un chapeau du même nom. Elle projette d’en interdire bientôt le port aux artistes puis à l’ensemble de la population.
Un échange imprévu de chapeau et voilà que son plan machiavélique est mis à mal par une cascade d’événements plus invraisemblables les uns que les autres !
Conçue comme une fable réjouissante, satirique et débridée, cette création originale croise avec allégresse le chant, le théâtre, la musique et la marionnette.
Quant au propos, universel et d’actualité, il est traité dans un esprit d’optimisme indéfectible, même si les héros de cette épopée burlesque vont en baver… Des ronds de chapeau.

La queue du Mickey

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2017 – 73 mn – 16/9

« La queue du Mickey » raconte l’exploration collective autour d’une grande et mystérieuse question existentielle : le Bonheur ! Un petit groupe de « Malheureux Anonymes » va tenter, avec beaucoup de maladresse, une bonne dose d’inconscience et plus ou moins de réussite, de « décrocher » du malheur. Ces êtres cabossés et ordinaires testent ensemble des ateliers de joie, se livrent à des exercices physiques, des expériences de bien-être. Ils essaient d’élaborer un mode d’emploi, une recette, pour être enfin heureux. Toutes les idées sont bonnes pour soigner leurs blessures, pour trouver un instant de répit, pour tenter de larguer leur mauvaise étoile et d’attraper, en dépit des montagnes russes de leurs existences, la Queue du Mickey. La Queue du Mickey, c’est le geste d’un bras qui se tend vers la lune ou vers l’autre, c’est le dépliement de cette seconde où tous les espoirs sont encore permis, où tous les possibles sont encore à portée de main. Car si on l’attrape alors, on peut continuer à jouer en reprenant place dans le grand manège du monde !

Espèces d’espaces

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2015 – 85 mn – 16/9

Verticalement : Homme au front broussailleux et à l’air placide (carapace à une tourmente vertigineuse ?), un chat posé sur l’épaule.

Horizontalement : Auteur disparu trop tôt pour lequel un homme de lettre était « un homme dont le métier est de jouer avec les lettres de l’alphabet ».

Beauté Recherche & développement (La)

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2015 – 80 mn – 16/9

Pour oublier les difficultés, pour arrêter d’être angoissé, pour ne plus avoir peur, et finalement : pour en finir avec la mort et toutes ces choses inutiles, deux femmes, Brigitte et Nicole, ont trouvé la solution : la Beauté. C’est pourquoi tous les jours, même dimanches et fêtes, elles accueillent un petit groupe (le public) et le guident à travers un « Parcours Beauté ». Ce parcours est constitué d’un certain nombre de salles, de couloirs, mais aussi de prairies, de précipices, de périls et de refuges, qu’elles traversent avec plus ou moins de bonheur. Bien entendu, plus elles tentent de définir la Beauté, plus elles s’y perdent, plus elles tentent de comprendre, plus cela leur échappe. À la fin de cette odyssée, la seule Beauté qui leur restera se situera – peut-être – dans le regard de celui qui contemple.

L’univers démasqué… ou presque

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2014 – 75 mn – 16/9

Imaginez que Georges Lemaître, le prêtre cosmologiste belge à qui l’on doit la théorie du Big Bang, demande au peintre René Magritte de réaliser son portrait. Que vont-ils se dire pour apprendre à se connaître ?Une pièce pour entrer dans la compréhension des mystères de ce monde, et découvrir un homme d’exception, prêtre et cosmologiste, Georges Lemaître, auteur de la théorie du big bang.

Moi Dian Fossey

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2014 – 70 mn – 16/9

Le spectacle créé par Gérard Vantaggioli et sa compagnie donne à l’héroïne, Dian Fossey, interprétée ici par une formidable actrice, Stéphanie Lanier, une parole, un discours posthume dans lequel elle raconte les treize années vécues au milieu des gorilles, à les observer mais plus encore, à les aimer et vivre en symbiose avec eux.
Un décor simple : un arbre mort – mais pas inanimé car il avance progressivement de côté jardin à côté cour – comme seul élément de décor et beaucoup de fumées pour nous donner à voir un spectacle dans lequel le fantastique théâtral propre à un univers postmortem, celui dans lequel se situe le fantôme de l’héroïne qui nous délivre un magnifique message humaniste et écologique (mais les deux sont-ils réellement séparables?). La belle et lumineuse présence de l’actrice, Stéphanie Lanier, son excellente diction, l’expression de sentiments forts constituent l’élément central de ce spectacle particulièrement bouleversant.

Portraits : L’estivante & la spectatrice

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2014 – 75 mn – 16/9

Deux impromptus, deux adresses au public, deux récréations dans les langues de communication de notre époque. Deux portraits de femmes, deux consommatrices de la culture, de l’espace et du temps, prisonnières de leurs représentations symboliques contemporaines.
La Spectatrice, créée en 2006, connaît un grand succès public lors de chacune de ses reprises. Elégant et ironique clin d’œil au public des salles de théâtre, des festivals, et des événements culturels en général. Quand la société du spectacle métamorphose spectaculairement le spectacle lui-même, la Spectatrice se libère…
L’Estivante, créée cette saison, poursuit ainsi le projet de Joël Dragutin, de composer une série de « miniatures ». L’Estivante est une héroïne « hype » dans l’air de notre temps : une femme en quête d’émotions fortes dans l’espace spectaculaire de la société globalisée. Il nous propose une nouvelle variation autour du tourisme, qui consomme le monde et son histoire, jusqu’à paraître devenir l’abîme de tous les mythes.

Karl Marx, le retour

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2014 – 65 mn – 16/9

Un peu irrité de voir que tout fout le camp sur terre depuis qu’il y a résilié son contrat de location, Karl Marx demande à l’administration de l’au-delà un laissez-passer de soixante minutes pour régler ses comptes avec l’humanité. C’est court. Mais c’est déjà ça. Arrive donc sur scène un vieil homme en colère qui nous raconte sa vie, son œuvre, ses victoires, ses joies, ses souffrances, ses regrets. Il nous parle de sa vie privée comme il nous explique minutieusement pourquoi son œuvre n’a pas été comprise.

A bas Bruit

un film de Laurent Préyale

Cirque, Théâtre – 2014 – 90 mn – 16/9

Qu’est-ce qui bouge ? Qu’est-ce qui nous bouge ? En 2010, le trampoliniste Mathurin Bolze nous avait emportés sur un sol suspendu et instable au cœur d’un périple chargé d’images impressionnantes (Du goudron et des plumes). Le faiseur de rêves orchestre cette fois-ci les mouvements de deux acrobates et un danseur sur des machines à avancer sur place : un tapis roulant, une roue de hamster géante. Cirque, théâtre, danse… les formes se croisent en toute harmonie. Baignée par la musique, la vidéo et les récits de promeneurs, la pièce place le corps en marche perpétuelle, laissant les histoires se construire au gré des chemins empruntés. Dans un décor casse-cou avec ses trappes et ses accidents de terrains, les interprètes font le tour de nos mondes intérieurs, en solo ou pas de deux. Lents ou rapides, leurs mouvements ne connaissent aucun répit ! En hommage au ciné-ethnologue Jean Rouch, père de l’ethno-fiction, Mathurin Bolze projette des portraits kaléidoscopiques d’individus, de couples et de foules comme autant de fragments de notre histoire mouvante. Tendez l’oreille et entendez le récit de nos vies A bas bruit.

Le manuscrit de Rembrandt

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2014 – 60 mn – 16/9

Ce pourrait être un manuscrit de Rembrandt lui-même, écrivant, au soir de sa vie, alors qu’il est dans la misère. Il s’adresse à une femme qu’il a aimée, évoque ses plus grands tableaux. Mais, surtout, il évoque sa quête de l’invisible, qui se cache derrière toute réalité, son amour pour la chair des femmes, son mépris pour les nantis. Le texte, stylé, est sans cesse captivant. Il attire l’attention sur la spiritualité du peintre à l’œuvre dans son art.

Bestiaire d’amour…Green porno

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2014 – 70 mn – 16/9

Qui a inventé le sexe ? Pourquoi ? Comment ?
Isabella Rossellini et Jean-Claude Carrière tentent de répondre à ces questions, en interrogeant le monde animal, des pachydermes aux moucherons.

Savoir Vivre

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2013 – 75 mn – 16/9

Fin observateur de l’espèce humaine à l’esprit toujours aussi pertinent et impertinent, iconoclaste, provocateur, insolent, caustique, féroce, tendre, poétique… Ne rayez rien, toute mention est utile pour qualifier Pierre Desproges. Adepte des œuvres du cultissime inventeur de Monsieur Cyclopède, Michel Didym puise dans Le Manuel du savoir-vivre à l’usage des rustres et des malpolis pour nous conduire en flagrant délire. Il a fait de l’univers de Desproges une arme précieuse contre la bêtise, en mettant en scène avec bonheur Les animaux ne savent pas qu’ils vont mourir issus de textes restés jusque-là dans les cartons puis ceux des célèbres Chroniques de la haine ordinaire. Il s’en donne à cœur joie avec ce troisième volet, où, sur scène avec Catherine Matisse, il pousse l’humour noir à un degré extrême. Ensemble, ils préconisent « comment déclencher poliment une bonne guerre civile », « comment vieillir sans déranger les jeunes » ou « comment se suicider sans vulgarité ». Vous l’aurez compris, au rayon des bonnes manières, on peut compter sur ce duo et faire confiance, les yeux fermés, à celui qui répondit à une lettre du Trésor Public en commençant par « Mon Trésor ».

Toizémoi divorce

un film de Laurent Préyale

Spectacle, Théâtre – 2013 – 75 mn – 16/9

Le One-Couple-Show qui titille la libido.
CAMILLE et SIMON ont la joie de vous faire part de leur divorce !
Ce soir ils donnent une réception avec traiteur et orchestre.
Parents et amis sont là pour immortaliser l’évènement.
Des divorces comme ça, on en ferait tous les jours !

Artaud/Barrault

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2013 – 65 mn – 16/9

Antonin Artaud (1896-1948) et Jean-Louis Barrault (1910-1994) se sont rencontrés au début des années trente, autour du Théâtre de l’Atelier, créé et dirigé par Charles Dullin. Leurs personnalités sont très différentes : Artaud, de quatorze ans l’aîné, est à cette époque acteur, mais surtout poète, metteur en scène, théoricien du théâtre. Sa destinée incandescente le conduira jusqu’à un long internement psychiatrique, entre 1937 et 1945. Barrault, alors principalement comédien, conçoit et crée certains de ses spectacles. Le lien entre les deux hommes est profond,…

Nietzsche, le danseur philosophe

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2013 – 65 mn – 16/9

Quand le 10 avril 1888, Nietzsche écrit à Georg Brandes en lui adressant sa biographie et le bilan de son œuvre, il ne lui reste plus que neuf mois avant de sombrer dans
la folie au début des premiers jours de janvier 1889. Durant ces neuf mois, il va écrire énormément de lettres et préciser son grand projet d’Inversion de toutes les valeurs et de Grande Politique. Nietzsche y dénonce, avec une rare lucidité, l’idéologie du Reich
qui se constitue sous ses yeux à partir de germanisme belliqueux, de wagnérisme déca-
dent, de christianisme anti-Renaissance et d’antisémitisme. Il perçoit cette montée comme
l’aboutissement du nihilisme et de la négation de la vie. Il prône un « éternel retour » à
une sorte de monde dionysien par un renversement de toutes les valeurs mortificatoires dans un espace européen.

Le jeu de la mémoire

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2013 – 65 mn – 16/9

Seule sur scène, Stéphanie Lanier interprète une comédienne, dirigée par un réalisateur dont on entend seulement la voix. Elle doit jouer le rôle d’une actrice désorientée, hantée par des démons qui se mêlent à ses propres souvenirs… Le spectateur pénètre dans sa mémoire grâce à des projections de vieux films, images de ses souvenirs.

D’hommages sans interdits

un film de Laurent Préyale

Spectacle, Théâtre – 2013 – 95 mn – 16/9

Il était une fois un Monsieur qui avait un œil baignant dans un réel absurde nous contant pendant des lustres en baccarat de folles anecdotes lumineuses. Je me suis dit voilà ma dote et mon antidote « l’Artiste » fut le détonateur et je vais tenter de faire naviguer cette planche sur la mer houleuse de son talent et de suivre son rythme magique en l’interprétant. Je m’attaque à un maître du mot motivé par l’émotion qu’il me transmet à chaque moment … c’est le mot de la fin. JcD .
Une belle-mère, un poussin dans son gros ventre, la lune qui ne cesse de venir et de repartir, un pianiste primitif, un mille-feuille, Jésus est-il de retour. .. Jean-Claude Dreyfus rend visite à Raymond Devos. Son petit pied-à-terre dans l’imaginaire est le bistrot idéal où l’on disserte de tout et de rien, surtout de rien. Quitter ce monde en trois dimensions pour entrer dans celui sans dimension aucune. Quelques mots de Devos, des mots que l’on retrouve avec gourmandise, d’autres inédits. Chez Devos il y a tant de trésors cachés qui restent à découvrir. Jean-Claude Dreyfus Magicien, Jongleur, Musicien, Chanteur lui rend un vibrant hommage sans interdits. C.C.

Système de Ponzi (Le)

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 130 mn – 16/9

Pour raconter ce récit épique, David Lescot a écrit une pièce musicale, un opéra parlé. Il a aussi créé un espace et une esthétique de la dislocation et du réagencement permanent, à l’image d’un monde champignon qui s’érige, s’écroule et renaît sans relâche.

Erendira

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 72 mn – 16/9

Orpheline de père et de mère, la jeune et belle Erendira est élevée par Grand-mère, personnage mythique et diabolique aux allures de souveraine d’un royaume imaginaire, pour laquelle elle travaille. Un soir, épuisée par son dur labeur, Erendira s’endort en oubliant d’éteindre sa chandelle. A l’aube, la somptueuse demeure n’est plus que cendres. Pour la rembourser, Erendira obéit à Grand-mère et accepte de se prostituer.lll

Vagabonds des mers (Les)

un film de Laurent Préyale

Concert, Théâtre – 2012 – 65 mn – 16/9

Un spectacle où le fantastique et le merveilleux se mêleraient à l’ineffable beauté de la musique. Un spectacle semblable à un immense voyage qui nous emporterait dans les mystères de nos vies et de nos destins.

Ana non

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 73 mn – 16/9

Le long de la voie ferrée, elle entreprend seule un voyage ultime. Elle tient dans ses mains un paquet, un pain aux amandes. C’est le pain des retrouvailles qu’elle apporte à son fils, enfermé à vie dans une prison du nord de l’Espagne. Elle est pauvre et ignorée. Maigre et voutée. Elle porte depuis 30 ans le deuil d’un mari et de deux fils perdus en guerre.

Nuit Blanche chez Francis

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 88 mn – 16/9

Le spectacle fait alterner chansons, saynètes, poèmes, calembours et aphorismes et entraîne le spectateur dans la variété de l’œuvre, autant qu’il lui donne à découvrir un autre visage du plaisant fantaisiste, ses profondeurs, douleurs et richesses insoupçonnées.

Qu’est-ce que le temps ?

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 60 mn – 16/9

Les questions les plus simples n’appellent pas forcément des réponses faciles. En s’interrogeant dans les Confessions sur ce que peut bien être le temps, saint Augustin remarque dans une formule souvent citée : « Si personne ne me demande, je sais. Si on me le demande et que je veux l’expliquer, je ne sais plus ».

Rêveries de Rousseau (Les)

un film de Laurent Préyale

Concert, Théâtre – 2012 – 77 mn – 16/9

27 cartes à jouer, sur lesquelles Rousseau avait pris des notes, furent retrouvées après sa mort, dans ses papiers par le Marquis de Girardin. Ces cartes sont les esquisses des Rêveries du promeneur solitaire, son œuvre ultime et énigmatique. Rousseau part en promenade avec un jeu de cartes dans la poche pour prendre des notes en marchant. Il les écrit au crayon puis les repasse à l’encre : « ma vie entière n’a guère été qu’une longue rêverie divisée en chapitres par mes promenades de chaque jour ».

Hôtel des Roches Noires (L’)

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 80 mn – 16/9

Sur la plage de Trouville, dans un hôtel à l’abandon convoité par des promoteurs immobiliers, des fantômes espèrent le retour des clients et de leurs histoires d’amour. De la vie. Quand un homme entre dans le hall. Un vivant… Un coeur qui bat…

Les jeunes

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 90 mn – 16/9

Ascension et explosion de deux groupes de rock. D’un côté des garçons trop idéalistes, de l’autre des filles complètement folles. Et puis leurs parents dépassés, leurs agents à l’affut, et aussi leurs rêves, leur désordre, leur volonté de transgresser les règles, y compris celles qu’ils se donnent. C’est, en musique, le monde de l’adolescence, ses codes, ses secrets, son mélange de bêtise et de génie.

La passion de Médée

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 60 mn – 16/9

La Passion de Médée fait directement référence à la condition féminine dans certaines communautés où les femmes ne sont pas autorisées à aimer librement. La mise en scène trouve son inspiration dans un rituel païen assimilé à aucune religion particulière.

J’accuse !

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 75 mn – 16/9

Mettre en scène le « J’accuse » de Zola, c’est porter au théâtre un des texte fondateurs de la culture politique française. C’est, bien sûr, le pamphlet incarnant la liberté de la presse, mais c’est également le texte du combat contre l’iniquité, pour la tolérance. Il fait partie, de surcroît, de cette tradition fort française des écrits par lesquels de grands auteurs ont pris des positions radicales et courageuses. De ces textes qui font les grands hommes.

Une maison en Normandie

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 90 mn – 16/9

Chacun d’eux est venu, sans grand enthousiasme, mais mu par « l’espoir de parvenir ensemble à élaborer un projet qui les impliquerait tous : maison de vacances à partager et à gérer entre amis… espace de rassemblement artistique et festif, ferme bio high-tech, centre de remise en forme, placement lucratif immobilier…
Au fil du week-end, ces projets « s’ensablent » les uns après les autres dans une fatigue du désir qui saisit peu à peu les personnages et contamine le langage même, jusqu’à la proposition finale de « mise à plat » de l’édifice ! Une solution spéculative, faute de mieux, faute d’y croire vraiment, faute d’envie de s’investir, de gérer le collectif…
Et pourtant, chacun, selon sa génération, ses origines sociales, son parcours individuel, est en quête « d’autre chose », de rêve d’autres possibles. Il y a ceux qui se réfèrent encore à des credos mythiques ; ceux qui, par fidélité à une tradition, perpétuent des valeurs issues d’un autre temps ; il y a ceux qui ont lâché prise avec les exigences intellectuelles ou éthiques pour se contenter de gérer le présent ou ceux qui se sont réfugiés dans une perception immédiate, émotionnelle et purement ludique. Il y a ceux, enfin, dont l’énergie balbutiante mais authentique préfigure un monde en gestation, où résonne la mélodie encore incertaine du chant des lendemains. Ensemble, ils nous ressemblent, dans leurs élans avortés, leur soif d’exister, leur peur de vivre. Dans ces conditions, de quoi pourraient-ils hériter… ? Et que pourraient-ils encore transmettre ? C’est une question qui nous est posée à tous.

Mardi à Monoprix

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2012 – 80 mn – 16/9

Depuis quelque temps, chaque mardi, Marie-Pierre s’occupe
de son père. Elle passe la journée avec lui. Elle lui fait son ,ménage, son repassage. Ils causent un peu, de tout, de rien. D’aujourd’hui et puis d’hier. D’avant. De Chantal, la mère, qui désormais n’est plus. De Jean-Pierre aussi. Ils causent et puis ils sortent. Ils font la promenade habituelle. La rue droite, la place de la Mairie et puis le chemin le long du canal. surtout, le mardi, Marie-Pierre et son père, ils vont à Monoprix. Ils prennent des choses pour la semaine. De quoi nourrir le père jusqu’au mardi suivant. Ils vont l’un et l’autre dans les rayons. Marie-Pierre porte les courses dans le panier plastique de chez Monoprix. Ils ont leurs petites habitudes. Puis ils font la queue et passent à la caisse. On les connait ici. On les regarde. On regarde Marie-Pierre surtout. Elle est belle, Marie-Pierre. Elle est grande. On ne voit qu’elle. Tous les yeux sont tournés vers elle quand elle fait les courses avec son père, le mardi matin, chez Monoprix. Avant, il y a de ça du temps, Marie-Pierre, son nom c’était Jean-Pierre. »

Les femmes savantes

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2009 – 100 mn – 16/9

De cette avant-dernière comédie de Molière, travaillée quatre ans durant, on a souvent caricaturé le propos, insistant trop sur la critique (misogyne) que Molière y fait des prétentions intellectuelles des femmes en opposant les choses du cœur et du bon sens aux vertus trop ascétiques de l’esprit. Or, on réalise ici que l’auteur de « Tartuffe » y dénonce aussi l’hypocrisie, le conformisme des modes du temps et de la bienséance de la cour, les diktats du pouvoir ; surtout, il y dépeint avec une tendre détresse la guerre civile au sein du couple, de la famille, la différence radicale entre mari et femme, enfants et parents, et la solitude à laquelle elle conduit. C’est en travesti justement qu’est jouée Philaminte, la tyrannique mère savante, comme si une femme apparemment si étrange ne pouvait être jouée que par un homme, ce qui fut le cas d’ailleurs à la création, en 1672. Face à son honnête et bon époux (Jean-Pierre Leroux), Jean-Laurent Cochet est Philaminte. On est un peu surpris d’abord, puis plus du tout. Tel un acteur de nô, il a adopté jusqu’au bout des bagues la féminité du personnage. On ne sait plus de quel sexe il est, ni même ce qu’identité sexuelle veut finalement dire. Vertige. Fabienne Pascaud

L’habilleur

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2009 – 135 mn – 16/9

Janvier 1942, L’Angleterre est en proie aux bombardements nazis ; les acteurs valides sont sous les drapeaux, les théâtres brûlent. Dans ce chaos, une troupe de province s’apprête à jouer le Roi Lear. Le « maître » qui dirige la troupe et joue chaque soir les rôles titres des pièces de Shakespeare, se prépare, mais son esprit s’échappe, son corps à bout de nerfs, le trahit. Incapable de se résoudre à l’annulation de la représentation, Norman, l’ombre du maître, son « habilleur », à son service depuis 16 ans, le réconforte, l’encourage et se démène contre l’avis des autres comédiens, pour qu’il assure la représentation…

Le facteur sonne toujours deux fois

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2009 – 120 mn – 16/9

Il y a quelque chose de langoureux dans cette adaptation de Jean & Alice Curtelin que Daniel Colas va projeter dans les regards éperdus de Laura Presgurvic et Olivier Sitruk afin de visualiser, en quelque sorte, la mémoire kaléidoscopique du 7ème art ayant façonné la mythologie du roman de James M. Cain.
Convoqués au récit d’une tragédie grecque, les personnages y apparaissent dans l’intériorisation de leurs affects sans jamais se départir d’une fierté en accord avec le destin… semblant s’acharner à nourrir successivement des espoirs mensongers qui se plongeraient, à rebours, au coeur de la torture mentale.

Charles Gonzalès devient Camille Claudel

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2009 – 80 mn – 16/9

Ainsi Charles Gonzalès devient…
Camille Claudel internée à l’asile d’aliénés de Mondevergues que l’acteur réveille d’entre les morts. Trente années plongée dans l’enfermement. Une femme dans une lente descente aux enfers pour devenir une ombre suppliant les sourds…
Un théâtre de l’émotion.

Courtes lignes de Courteline (Les)

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 95 mn – 16/9

Courteline dresse des portraits de femmes et d’hommes pieds et poings liés à leur habitudes, leurs travers. Il dessine la tragédie comique humaine, tente de rompre avec la mauvaise foi et l’orgueil. Son écriture est une sorte de remède à la déprime et au négativisme pour mieux nous indiquer par la voie de l’humour, celle de l’amour.

Tonton Léon story

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 90 mn – 16/9

Où finit l’enfance ? L’âge adulte existe t’ il vraiment ? …
Tonton Léon est un vieil enfant marqué par la vie qui collectionne les poupées comme autant de rêves envolés en un évident phénomène de compensation.
Cette pièce peut se lire à différents niveaux mais son onirisme nous entraîne au delà des mots, au delà des situations. Les hommes recherchent souvent des poupées qui n’ont rien dans la tête histoire de se rassurer, croyant ainsi fuir les problèmes et quand a contrario, ceux-ci se multiplient c’est alors que s’additionnent les verres d’alcool … Léon dans sa jeunesse fit une rencontre et crut vivre une belle histoire d’amour seulement voilà, comme il le dit :  » Tata Anita était une belle peau de vache  » !
(C’est du moins le souvenir qu’il en a conservé.) Maintenant, il est seul et tente de réinventer sa vie. Quand il rentre du travail Amélie est là, campée dans ses plus beaux atours et chante à ravir pour l’homme fatigué qui connaît de si belles histoires et puis d’autres aussi, pas spécialement faites pour les petites filles mais notre poupée grandeur nature peut décidément tout entendre. D’ailleurs ses questions sont si insidieuses qu’il est impossible de s’y dérober. Alors le dialogue s’exprime tout au long de la nuit car ce petit bout de femme a l’opiniâtreté résolument féminine, la curiosité des enfants et la rouerie de celle qui grandit en voulant savoir encore et encore … Ce duo fait merveille : Didier Brice joue les funambules avec une vertigineuse maestria tandis que la facétieuse Cécilia Cara nous enchante de sa voix cristalline. L’un l’autre se mettent en valeur en un contraste efficace.
Serge Serout nous a raconté une effroyable histoire qui par la magie du théâtre est devenue conte de fées. Nous sortons de ce spectacle à regrêt, la tête incroyablement pleine de rêves, ravis et prêts à renouveler l’expérience le plus vite possible. On voit parfois un film plusieurs fois de suite, au théâtre, c’est plus rare mais cette pièce risque fort d’être l’exception qui confirme la règle.
Simone Alexandre

Qu’est-il arrivé à Bette Davis et Joan Crawford ?

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 75 mn – 16/9

Sous les sunlights d’Hollywood, guerre et glamour sont de rigueur. Bette Davis et Joan Crawford se livrent un combat sans fard à la ville comme à l’écran…
En partant d’anecdotes et de faits réels, Jean Marboeuf a imaginé une correspondance fictive entre ces deux monstres sacrés.
Le face à face des deux stars sur le plateau de « Qu’est-il arrivé à Baby Jane ? », film mythique de Robert Aldrich, est explosif.
Toutes les manigances sont bonnes pour ébranler l’autre.
Le choix des armes : un humour ravageur.

« Mère de trois enfants, divorcée, américaine, trente ans d’expérience dans le cinéma. Neuf nominations, deux oscars, la dernière était truquée, c’est Anne Bancroft qui a eu le godemichet, toujours en vie et de meilleure humeur qu’on ne le dit, cherche emploi à  Hollywood ». Bette Davis

« J’aime l’odeur des dollars, ça me rend patriote ». Joan Crawford

Le journal d’Hélène, les années Jules et Jim

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 75 mn – 16/9

C’est en 1955 que François Truffaut, découvre par hasard le roman d’Henri-Pierre Roché Jules et Jim. C’est un véritable coup de foudre. Dès lors, il veut en faire un film. Sept ans plus tard, il le réalise. Le succès fut immédiat. Truffaut reçu de nombreuses lettres dont la plus importante, celle d’une très vielle dame, Helen Hessel, qui sous le nom de Kate avait été la véritable héroïne de Jules et Jim.
« Oui, J’étais cette jeune fille qui a sauté dans la Seine par dépit, qui a épousé son cher Jules et qui a passé par des extases et les désastres d’un amour éperdu et perdu. Oui, elle a même tiré sur son Jim. Tout cela est vrai et vécu et même le pyjama blanc. Henri-Pierre Roché en a fait un roman fondé en partie sur mon journal intime. »

Confidences

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 85 mn – 16/9

Florence et Stéphane, amis d’enfance, avaient tout envisagé de leur vie. Leur homosexualité a changé la donne, forcément. Des années 80 ans à aujourd’hui, ils nous racontent leurs souvenirs, leur adolescence, leurs premières amours, leur incroyable amitié…Acteurs de leurs Confidences, nous sommes emportés dans le tourbillon de leur histoire et touchés par la sincérité de cette parole qui semble se créer sous nos yeux. Emouvants et drôles, Stéphane et Florence livrent ici un moment unique, magique. Et étrangement, leurs Confidences nous questionnent sur nos propres vies.

Réception

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 85 mn – 16/9

Inspirées du cinéma expressionniste allemand, la scénographie de Patrick Franju et les lumières de Christophe Correia, plante un décor distordu qui instaure immédiatement une inquiétante étrangeté.
Une drôle de bicoque que cet hôtel glauque, perdu au trou du cul du monde, dans un endroit où il ne se passe rien, même si, sur un dépliant touristique, la mare aux vaches devient un lac canotable et une ferme délabrée un musée des arts et traditions populaires. Un homme peu ragoutant, à la stature imposante qui passe à peine sous la porte, fait office de réceptionniste.
Il éructe, vitupère, ronchonne, marmonne. Quand arrive un homme en complet veston, tiré à quatre épingles, qui se présente comme VRP venu à la conquête d’un nouveau marché pour des photocopieurs. Et son arrivée n’en est que plus étrange.
Entre réalisme et théâtralisation, Christophe Correia a su interpréter la partition de Serge Valetti qui plonge dans les profondeurs de l’âme humaine, tressant et dénouant les drames intimes.
Le talent de Jean-Claude Dreyfus, plus souple qu’une danseuse étoile lui permet de pouvoir tout jouer de la poésie de Rictus dans « Les soliloques du pauvre » à la farce énaurme du « Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens », pour ne citer que des prestations récentes. Dans « Réception », il trouve un rôle à sa mesure et à sa démesure. Tour à tour répugnant et pathétique, inspirant la compassion comme le rejet, il donne à ce personnage d’homme déchu une réelle humanité.
Face à ce géant, Claire Nebout, dans un double rôle de composition, tient la route et donne une belle dimension à ce huis clos qui, de tensions en pulsions, frise l’onirique cauchemardesque d’un ailleurs près de chez vous.

Voltaire’s folies

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 90 mn – 16/9

Les textes qui composent Voltaire’s folies sont tous de Voltaire et ce sont des textes de combat. Ils ont été écrits à l’occasion des grandes luttes judiciaires que mena Voltaire dans les années 1750-1770 comme l’affaire Calas, l’affaire Sirven, celle du chevalier de la Barre…
À l’exception de la tragédie en cinq actes Mahomet ou le Fanatisme, qui fut publiée à l’époque sans protestations particulières ni officielles des représentants de la Sublime Porte, ce sont pour la plupart de courts pamphlets anonymes imprimés en Hollande et distribués sous le manteau.

Prédateurs

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 90 mn – 16/9

Des frères ennemis, des faux-frères, notre monde en a engendré quelques uns depuis Caïn et Abel. Ces deux là ne se sont pas vu depuis 17 ans : un bail !
Deux beaux fleurons de notre société actuelle, Francesco et Giacomo devenus François et Jacky.
Comme leurs prénoms initiaux l’indiquent, ils sont d’origine italienne mais ils eussent aussi bien pu être hongrois ou venus de n’importe quelle autre partie du globe afin de s’installer ici, précisément. C’est bizarre, l’un d’eux n’ est pas sans nous rappeler quelqu’un au passage ? …
Or, précisément Jacky est un homme politique avec toutes les caractéristiques et les risques également que ce statut comporte et l’autre professeur d’université (après avoir fait dans l’humanitaire comme on dit). Et un clin d’oeil à Kouchner, un ! son sac de riz sur l’épaule …

le Professionnel

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2008 – 90 mn – 16/9

A Belgrade en 1990, en plein effondrement du communisme, un policier des services secrets témoigne de 20 ans d’activité au service du régime. Avant de partir en retraite, Il décide de se confier auprès d’un écrivain dont il a observé tous les faits et gestes des années durant.
Dans la tradition de l’humour flamboyant et noir des pays de l’Est, un face à face pathétique et drôle entre un serviteur zélé et un opposant farouche qui se révéleront finalement être les victimes du système.
L’auteur, Dusan Kovacevic, est co-scénariste du film d’Emir Kusturica  » UNDERGROUND  » palme d’or 1995 du Festival de Cannes

Entretien avec Mesguich père et fils

un film de Laurent Préyale

Documentaire, Théâtre – 2008 – 13 mn – 16/9

Les deux philosophes les plus célèbres de leur temps se sont rencontrés à Paris, dans le couvent des Minimes, durant plusieurs heures, à huis clos, le 24 septembre 1647. Blaise Pascal avait alors 24 ans, déjà très malade et René Descartes, 51 ans. Jean-Claude Brisville a imaginé librement cette conversation entre deux hommes qui se découvrent progressivement à l’opposé l’un de l’autre.
Les coulisses du tournage…

Autour des folies de Voltaire

un film de Laurent Préyale

Documentaire, Théâtre – 2008 – 26 mn – 16/9

Voltaire disait bien que son potager de Ferney était en Suisse afin de pouvoir s’y réfugier le plus vite possible. Nous devons à Condorcet et à Beaumarchais, lors du gigantesque travail de la fameuse première édition complète des œuvres de Voltaire (dite édition de Kehl), d’avoir, avec l’aide du secrétaire personnel de Voltaire, authentifié tous ces papiers et de les avoir réunis sous le titre de Mélanges dans les derniers volumes. C’est ainsi que nous avons de petits chefs-d’œuvre dialogués tel le Chapon et la Poularde dans la même langue et la même veine que Zadig ou Candide.
Ces pamphlets sont parfois d’une violence rare, car ils ont été écrits à chaud, dans l’effervescence même de l’indignation devant tous ces crimes politiques que l’on commettait au nom des dogmes religieux. Cette outrance paraît même presque nécessaire pour nous réveiller du parfait engourdissement de la pensée.
Car Voltaire se veut toujours positif. Non seulement il stigmatise l’ignorance comme la cause première de toutes les aliénations et de tous les fanatismes, mais encore donne-t-il une clé à toutes nos actions : « Je suis tolérant, mais je suis intolérant envers les intolérant ! »
Il peut arriver que cette intolérance salutaire fasse des dégâts collatéraux et puisse blesser. Nous en serions désolés, mais il faut rappeler que Voltaire n’attaque pas la foi, qui est et doit rester le jardin secret de chacun, mais l’usage politique pernicieux qui est fait de la naïveté crédule du plus grand nombre pour justifier les volontés d’hégémonie, de domination et d’exploitation. Et si certains mots de Voltaire peuvent déborder sa pensée, que l’on se rappelle que ce ne sont que des mots en regard de toutes les atrocités bien réelles commises au nom des idéologies. Et quiconque se sentirait blessé devrait peut-être regarder au fond de lui-même, essayer de réfléchir à ce qui fait que la pensée du siècle des Lumières peut aujourd’hui le scandaliser et se demander s’il ne participe pas, même inconsciemment, au retour à l’herbe broutée et au gland des cavernes ? Coulisses du tournage

La vie devant soi, un pied devant l’autre

un film de Laurent Préyale

Documentaire, Théâtre – 2008 – 26 mn – 16/9

Dans cette énorme histoire d’amour filial entre une vieille Juive, qui fut prostituée (avant Auschwitz…), et un jeune arabe abandonné chez elle, le flot bouillonnant de l’humain bouscule tous les conflits de la terre, culbute les dogmes et les idées reçues, renverse les dieux pour faire place à ce qui nous manque tant aujourd’hui : la tolérance, clé de la vie. Les coulisses du tournage et la vision du metteur en scène.

Réception : faites entrer l’accusé !

un film de Laurent Préyale

Documentaire, Théâtre – 2008 – 13 mn – 16/9

Une drôle de bicoque que cet hôtel glauque, perdu au trou du cul du monde, dans un endroit où il ne se passe rien, même si, sur un dépliant touristique, la mare aux vaches devient un lac canotable et une ferme délabrée un musée des arts et traditions populaires. Un homme peu ragoutant, à la stature imposante qui passe à peine sous la porte, fait office de réceptionniste. Il éructe, vitupère, ronchonne, marmonne. Quand arrive un homme en complet veston, tiré à quatre épingles, qui se présente comme VRP venu à la conquête d’un nouveau marché pour des photocopieurs. Et son arrivée n’en est que plus étrange. Les coulisses du tournage et la vision des artistes.

Question d’envie

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2007 – 75 mn – 16/9

Quatre personnes enfermées dans des cabines insonorisées répondent de front à la question: de quoi avez-vous envie? Tel est le postulat des improvisations dont résulte la pièce de Marie-Julie Baup et Didier Tournan, mise en scène par Agnès Boury. L’amusant, c’est la différence qu’il y a entre ce que ces gens croient être et ce qu’ils sont. Par exemple ce bobo trentenaire qui, une fois levé le masque, se révèle un monstre d’autosatisfaction. Les auteurs ont-ils vu qu’ils tiraient là le portrait de toute une génération? Faisons le compte: un spectacle comique au cours duquel on n’entend pas prononcer une seule bêtise.

La femme rompue

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2007 – 75 mn – 16/9

C’est en 1968 que Simone de Beauvoir publie « la Femme rompue ». Trois récits dont le personnage principal est à chaque fois une femme d’une quarantaine d’années, quittée par son mari pour une autre. Simone de Beauvoir disait à propos du « Monologue » de la Femme rompue : « J’ai choisi un cas extrême : une femme qui se sait responsable du suicide de sa fille et que tout son entourage condamne. J’ai essayé de construire l’ensemble des sophismes, des vaticinations, des fuites par lesquels elle tente de se donner raison. […]. Pour récuser le jugement d’autrui, elle enveloppe dans sa haine le monde entier. Je voulais qu’à travers ce plaidoyer truqué le lecteur aperçût son vrai visage. »

Confidences trop intimes

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2007 – 90 mn – 16/9

Parce qu’elle s’est trompée de porte, Anna s’est retrouvée à confier ses déboires conjugaux à un conseiller fiscal, William Faber. Touché par sa détresse, troublé aussi, l’homme n’a pas eu le courage de lui dire qu’il n’était pas psy.
De rendez-vous en rendez-vous, de confessions en confessions, un étrange rituel s’instaure entre eux. William est à chaque fois ému par la jeune femme, et fasciné d’entendre ce qu’aucune femme ne livre jamais. Qui est donc Anna ? Est-elle seulement dupe du jeu qui se joue ?
Chaque jour plus impliqués dans cette étrange relation, Anna et William commencent à remettre en cause leur vie, leurs proches. Grâce à l’autre, ils posent enfin un regard neuf sur la vie, sans vraiment savoir où cela les conduira…

Sur le fil

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2007 – 90 mn – 16/9

Elle, critique d’art branchée, lui, écrivain de romans noirs se rejoignent à chaque instant de chaque jour en pleine addiction d’une communication téléphonique devenue quasi ininterrompue depuis que, par inadvertance, une opportune erreur de numéro a réuni en ligne leur solitude enfin partagée. Parce que c’était elle, parce que c’était lui, ils ne devraient plus se quitter tant qu’ils n’auront pas franchi la ligne jaune, celle du véritable tête-à-tête dans la vie objective. Cependant il semblerait que se profile un obstacle réfractaire à cette simple perspective, car la création d’avatars mystificateurs voire facétieux dans le monde virtuel pourrait rendre rédhibitoire le retour à la réalité, d’autant plus si un handicap moteur devait trahir des normes intégrées à tort ou à raison. De lui à elle va donc se jouer un ballet enchanteur cadencé par Anne Bourgeois où chacun gagnera la possibilité d’exister à part entière pourvu qu’au final, aucune ombre malfaisante n’ait entaché ce qui aurait pu être l’Amour de leur vie. Poignante comme un échec avorté, leur belle histoire ira rejoindre le Panthéon des nostalgies virginales que rien ne viendra jamais altérer. Magnifique comme un appel au secours intercepté au sein du chaos qu’une bouteille à la mer sublimera à jamais.

Rictus

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2006 – 90 mn – 4/3

Sous un nom de plume inspiré d’un vers de Villon, Gabriel Randon, artiste de la butte Montmartre, est devenu, usant du langage populaire, Jehan Rictus, poète de la souffrance et du coeur des vaincus, des écrasés, des sans-espoirs, des sans-baisers, de ceuss’là qui z’en ont soupé, des écoeurés, des trahis, des pâles, des désolés.
Jean-Claude Dreyfus, colosse magnifique, s’empare à bras-le-corps des textes et les transmet avec cette énergie du désespoir et cette rage de la révolte qui animaient leur auteur et ceux dont le coeur saignait à même les pavés parisiens.
En contrepoint, Fabrice Carlier, fragile et écorché vif, incarne avec émotion le titi gouailleur, roi du bitume, et l’ouvrier au destin sans issue faute d’amour.

Knock, ou le triomphe de la médecine

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2004 – 100 mn – 4/3

Ayant choisi de quitter Saint-Maurice pour s’installer à Lyon avec sa femme, le docteur Parpalaid décide de laisser sa place à Knock, jeune médecin de quarante ans. Durant le trajet vers Saint-Maurice, Knock interroge Parpalaid au sujet de la ville. Le résultat de la conversation ne plaît guère à Knock, pour qui la clientèle dont il hérite lui semble être trop bien portante.
Dès son arrivée au village, Knock appelle le tambour du village pour faire annoncer son arrivée et l’instauration de consultations gratuites le lundi. Parallèlement, il demande à l’instituteur, Bernard, de bien informer les gens sur ce que sont les microbes, germes et virus. Rapidement, avec le succès des consultations gratuites, l’hôtel du village devient une véritable clinique où les malades venus des quatre coins du canton viennent suivre les traitements de longue durée que Knock prescrit.
Trois mois après son arrivée, Knock reçoit la visite de Parpalaid venu prendre des nouvelles. Ce dernier est abasourdi par les chiffres impressionnants présentés par Knock, et la pièce se termine sur une discussion entre Parpalaid et Knock, où l’on voit Parpalaid regretter son ancien poste, et où Knock finit par mettre son collègue au lit sous prétexte qu’il le trouve bien mal-en-point.

Sodome et Virginie

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 2004 – 100 mn – 16/9

Un tragédie nécro-spirituelle en trois actes de Daniel Prevost, illustrée par Tardi, qui retrace l’histoire de Roméo et Juliette, mais un Roméo de banlieue et une Juliette assistante sociale….

Miles, l’oiseau sur la branche

un film de Laurent Préyale

Concert, Théâtre – 2003 – 95 mn – 4/3

« L’autre soir, j’ai croisé
une vieille yankee dans les couloirs, elle m’aborde d’un air hautain : Qui êtes-vous monsieur ? Je lui ai répondu que j’étais le nouveau concierge. Ca l’a tout de suite rassurée »
À travers la complicité de Miles Davis et de son arrangeur Gil Evans, Miles ou l’oiseau sur la branche évoque la vie du célèbre trompettiste lorsque le jazz affirmait ses lettres de noblesse dans une Amérique raciste et méprisante.
Les rapports d’amitié entre ces deux hommes, si différents et si complémentaires, racontent la drogue, les relations chaotiques entre musiciens, les concerts tumultueux au Birdland, la ségrégation humiliante, les moments de solitude ou les connivences ressourcées dans la création musicale.
Miles Davis, que Louis Amstrong comparait à Picasso, est un phare, une légende dans l’histoire du jazz. La pièce n’est pas une biographie fidèle du trompettiste mais un hommage à l’artiste, à ses doutes, ses contradictions, ses exigences, ses espoirs, ses souffrances… C’est également une place rendue à Gil Evans, son compagnon de route dès la première heure, dont les arrangements (Miles ahead, Porgy and Bess, Sketches of Spain, Quiet nights…) ont largement contribué au succès du musicien.

Raymond Devos Olympia 99

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 1999 – 105 mn – 4/3

Enfant, Raymond Devos rêve d’être un artiste. Autodidacte, il souhaite maîtriser la langue française et la musique pour laquelle il a une affection particulière. La musique n’est néanmoins pas son seul domaine de prédilection, il entame alors des cours de théâtre qui seront malheureusement suspendus par la Guerre. Elle contraint d’ailleurs Raymond Devos à être déporté en Allemagne. Loin de se résigner, Devos organise quelques spectacles improvisés au bon plaisir de ses compagnons d’infortune. Dès sa rentrée sur Paris, il intègre l’École de Mime d’Etienne Ducroux. Il fait ses débuts en 1948 dans ‘Les Trois Cousins’, avec André Gille et Georges Denis. Les trois partenaires se produisent au club du Vieux-Colombier et à la Rose Rouge. Un duo avec Roger Verbecke succède ensuite au trio : ‘Les pinsons’ se produisent à « l’ABC » et aux « Trois-Baudets » en chantant des parodies comiques de chansons de cow-boy. Mais c’est au hasard d’une tournée théâtrale des villes casinos avec la compagnie Jacques Fabbri, à Biarritz, qu’il découvre l’absurde et le comique de situation. Interrogeant un maître d’hôtel, « Je voudrais voir la mer », il se voit répondre « Vous n’y pensez pas, elle est démontée ». « Quand la remontera-t-on ? » insiste-t-il. « C’est une question de temps »… Ces quatre répliques lui donnent la matière à un sketch, ‘La mer’, puis bientôt à un autre, ‘Le car pour Caen’, et finalement à un style devenu inimitable.

La Mouette

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 1998 – 100 mn – 4/3

Loin des clichés russes du samovar au bois de bouleaux, cette « Mouette » survole un univers où l’art et le bonheur sont étroitement mêlés, dépendant l’un de l’autre et reflets d’un réel bien déformé. L ‘Art : le but, l’enjeu, la réflexion, le bonheur, quatre direction et quatre personnages aux destinées funestes, quatre chemins aux analyses complémentaires. L’univers théâtral est ici comme un microscope, avec ses mesquineries, ses emportements, ses rêves, tout à la fois quotidiens et universels… lorsque le détail devient le sens de la vie. Christophe Lidon

Cabaret monstre

un film de Laurent Préyale

Spectacle, Théâtre – 1997 – 90 mn – 4/3

L’histoire totalement imaginaire et picaresque d’une troupe de Cabaret qui, partie de Naples en 1900, traverserait le siècle jusqu’à son terme, c’est à dire jusqu’au dernier jour de 1999. Ces étranges artistes traversent magiquement le temps sans vieillir ni mourir. Cette histoire, ils vont vous la raconter au moyen de ce qu’ils ont toujours fait: des NUMEROS. Chorégraphies, chansons, divinations, prestidigitations, récits vulgaires et sacrés, tout leur est bon pour nous faire rire, sourire, pleurer, trembler à propos de notre siècle. Le siècle des variétés. Descendez au fond de la caverne et vous verrez danser les ombres de vos fantasmes, de vos espoirs, de vos désespoirs, de vos illusions, de vos désillusions.

Le Faiseur de monstre

un film de Laurent Préyale

Théâtre – 1997 – 26 mn – 4/3

« C’est quand je travaillais à la morgue que j’ai pris goût à la chose. Ah on s’en payait avec le médecin légiste… C’est nerveux un mort. Surtout, faut pas qu’il aboie. Alors, je sectionne les cordes vocales, comme ça impossible de gueuler et de se faire entendre des voisins ou des flics. Y a toujours des cons pour vous foutre la S.P.A. sur le dos. Ce qu’il y a c’est quand on croit avoir réussi que tout est raté…Ca crève comme des mouches. J’ai perdu dix chiens pour avoir un monstre marin. C’est qu’au onzième que ça m’a réussi. Les ours qui dansent… Ca c’est plus facile. Pour les faire remuer ces gros lards, y en a qui les mettent sur des plaques d’acier chauffées. Alors ils gigotent, parce qu’il se grillent les abattis. Mais ça marche pas. Le public pige vite le truc. Moi je leur plante un bon clou dans chaque patte de derrière. Alors ça s’enfonce, vous comprenez. Ah ! faut les voir s’ils dansent le hip-hop les frères ! ha ! ha ! ha ! C’est pas grand chose mais il faut le trouver ce clou ! ha ! ha ! ha ! C’est les mômes qui se poilent le plus ! Pour les mômes, j’ai un truc inouï. C’est le canard derviche. Ce que ça les fait rire ces anges. Imagine le canard, tourne, tourne, tourne sur lui même sans jamais s’arrêter. On l’appelle aussi la toupie vivante. Faut que je le finisse et c’est délicat. Il faut arriver à vider peu à peu, progressivement le cervelet par les trous du bec, sans le faire mourir évidemment, juste assez pour le rendre furieux. C’est pas plus difficile que le foie gras mais faut la patience »